Histoire

Brasseurs de pères en fils …

Tout commence en 1859, lorsque Georges SEIDENBINDER, professeur d’Allemand à Paris, décide de se mettre au vert dans le Limousin et crée sa brasserie à Saint Léonard de Noblat. Il la confie rapidement à son fils Ernest, qui doit arrêter l’école pour reprendre les commandes de la Maison SEIDENBINDER. De pères en fils (Georges, Ernest, Franck) la brasserie continuera ses activités jusqu’à ce que la deuxième guerre mondiale ait raison de la production et de la motivation de son gérant.
Les murs, bien gardés par les générations suivantes nous ont permis de nous replonger dans cette histoire. Aujourd’hui, arrière-petite-fille, j’ouvre les livres, partage l’histoire de notre famille et remets au goût du jour des bières d’antan.

Brasseurs de pères en fils … en arrière-petite-fille !

Georges, né en 1823 est l’aîné d’une fratrie de 8 enfants. C’est à l’âge de 36 ans qu’il décide de créer une Brasserie dans le Limousin. Georges a été également maire de Saint Léonard de Noblat de 1882 à 1890. Il fut le créateur de la première société coopérative « La Fraternelle » qui fournissait aux plus pauvres du bon pain à petit prix. Il cèdera la Brasserie à son fils Ernest.

« Merci Danièle Seidenbinder d’avoir partagé cette belle photo de vos archives, depuis la Savoie. »

Georges Seidenbinder, fondateur de la Brasserie

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Ernest est né en 1852 et a 4 frères et sœurs. Il se mariera à Marthe Barrière et reprendra la gestion de la Brasserie. Ils auront 6 enfants, dont Franck qui reprendra à son tour la Brasserie. 

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Au retour de la guerre, Franck revient vivant mais blessé par un canon 75. Il a besoin d’une opération pour son genou.  Son père lui propose de lui payer l’intervention mais lui demande en retour de s’occuper de la Brasserie.

Claire née en 1976 à Marseille est l’arrière-arrière-petite fille de Georges, fondateur de la Brasserie. En 2017, elle déménage en Belgique avec son mari Nicolas et ses enfants. Baignée dans la capitale de la bière, elle décide de relancer avec son mari la Brasserie familiale.

« Notre première production est réalisée de manière tout à fait artisanale, dans notre cuisine, à l’aide d’un Brasseur Belge. Cette bière a été distribuée par le père noël à la famille qui s’est réjouit de pouvoir goûter cette nouvelle bière cuivrée. Quelques mois plus tard, nous décidons d’augmenter les volumes et confions la réalisation de notre recette à la Brasserie marseillaise La Minotte. »

Nos souvenirs

Siphon Seidenbinder

Les siphons sont des bouteilles que l’on trouvait surtout entre 1900 et 1952 dans les cafés & les brasseries pour servir des boissons gazeuses.

Quelques sous-bock retrouvés

La fonction principale du sous-bock est de récupérer l’eau de condensation, qui se forme lorsque le verre de bière froid entre en contact avec l’air ambiant plus chaud et qui s’écoule le long du verre. Dans certains pays, il est employé par les serveurs pour noter le nombre de consommations des clients. Depuis déjà quelques décennies, il fait aussi office de support publicitaire. Êtes-vous un cervalobélophile  ?

Les factures de la Maison Seidenbinder

Sur ces factures d’origines, nous pouvons identifier différents types de boissons vendues par la Maison Seidenbinder. Au-delà des bières, connues et appréciées, on peut y trouver les limonades et des cidres. Une belle gamme de boissons qui couvrait un large éventail de goûts.

Les affiches d’époques

Ces deux affiches, trouvées dans le grenier de nos arrière-grands-parents, sont la source de nos étiquettes actuelles. Ces deux personnages, chics et originaux représentent à merveille le caractère de nos bières.

Peut-être un jour trouverons-nous de nouvelles affiches ? Contactez-nous si vous faites des trouvailles intéressantes !

Dessin de Saint Léonard de Noblat réalisé par H. Seidenbinder

La Brasserie est située à Saint Léonard de Noblat, commune française du département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Miaulétous et les miaulétouses. Selon la tradition, ce nom viendrait de la miaula qui aurait logé dans le clocher de la collégiale Saint-Léonard.

Slogan publicitaire de la Brasserie d’Aubusson

Une autre Brasserie Seidenbinder ouvrira à Aubusson et sera tennue par le frère ainé de Georges, Gustave-Henri

Les équipes Seidenbinder

Une Brasserie n’est pas le travail d’un seul homme, voici une photo du début du XX siècle, nous présentant les salariés de la Brasserie. Quel style !

Les bouteilles d’origines

Les bouteilles étaient en verre épais pour résister à la pression. Les bouteilles étaient munies d’un bouchon mécanique, également appelé bouchon à étrier ou bouchon à bascule. Nous en avons retrouvé de 3 couleurs différentes. Aujourd’hui, nous savons que les bouteilles vertes ou transparentes altèrent la bière face à l’exposition à la lumière. Notre Lady et notre Celtor se retrouvent donc dans des bouteilles brunes.

Camion de livraison

Devant la Brasserie, un des camions de boissons Seidenbinder qui livrait toute la région du Limousin

Couteau suisse Seidenbinder

Trouvé récemment dans un vieux carton, il va avoir une nouvelle vie !

Vous reconnaissez cette bouteille ?

Non, ce n’est pas une bouteille d’Orangina mais y ressemble fortement.  Qui s’est inspiré de qui ?

La Maison Seidenbinder distribuait aussi des limonades.

Carte postale

Nous voyons sur cette carte postale une photo d’un restaurant situé en Haute-Vienne (Pont du Dognon) faisant la promotion des bières Seidenbinder